Oui. Il y a de quoi frémir.
20.01.2026 22:21 — 👍 2 🔁 0 💬 1 📌 0@ntrouiller.bsky.social
Ne me demande pas ce que je fais dans la vie, je pète ta soirée en 20 secondes. Catho, accompagnatrice de victimes de violences dans l'Eglise catholique. Dernier 📚: Marcher avec Dieu éd. du Cerf
Oui. Il y a de quoi frémir.
20.01.2026 22:21 — 👍 2 🔁 0 💬 1 📌 0
Ben oui
La santé mentale est un vrai sujet bordel
Mais c'est toujours pareil
On en est toujours, à chaque crash aérien, à envoyer des profs de yoga diagnostiquer des traumas et des fractures
Oui ça m'arrive et en général je commence par dire que quand on veut des professionnels, on les paie...
18.01.2026 09:30 — 👍 5 🔁 0 💬 1 📌 0De toute façon AUCUNE des stars des VS dans le milieu catho exerçant comme psychothérapeute n'a le droit de le faire
17.01.2026 22:27 — 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0Oh tu chipotes
17.01.2026 22:25 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0
« L’avenir ne peut se construire sur le déni ou l’enfouissement […]
mais sur la reconnaissance officielle, des mesures correctives et des garde-fous impliquant un regard extérieur.
Sortir de l’entre-soi est devenu indispensable. »
Très bien.
Alors sortons-en.
Vraiment. ⏹️
Sans conséquences concrètes, le pardon devient une stratégie d’effacement.
Je termine avec les mots mêmes de la commission :
Alors oui, on a eu deux communiqués, un du diocèse de Paris et un du diocèse de Versailles.
Qui vont demander pardon.
Très bien.
Mais la question simple reste sans réponse :
Qui sera sanctionné ? Qui restera en fonction malgré ses manquements ?
Puis une multitude de responsables ecclésiastiques,
certains très assidus à Montmartre,
qui ont regardé ailleurs durant si longtemps.
40 ans.
Le rapport évoque alors :
« pardon à donner et à recevoir »
« part de responsabilité pour chacun ».
Sur les responsabilités, maintenant.
La grande méchante est identifiée: Mère Marie-Agnès.
Elle est morte.
Pratique.
Mais son pouvoir ne s’est pas auto-généré.
D'abord, il y avait la sœur X et la sœur Y, ses complices, dont on tait le nom puisqu'elles sont encore en vie.
Même chose pour :
« Les communs sont-ils accessibles en dehors du bureau de la prieure ? »
La vraie question serait plutôt :
avez-vous un accès libre, suffisant et non conditionné aux communs, et ce depuis quand ?
Mais ça, ça oblige à mesurer les résistances au changement.
Pas de question sur la fréquence de l'attente obligatoire de la prieure pour commencer à manger.
Or une prieure systématiquement en retard, ce n’est pas un détail logistique, c’est un signal.
Les questions sont floues, amalgamées, sans temporalité précise.
Exemple :
Attendre la prieure pour passer à table et pour commencer la messe = même question.
Or ce n'est pas la même chose.
Deux soucis évidents.
Beaucoup des femmes interrogées ont été formées à l’obéissance.
Résultat probable : la réponse attendue, pas la réponse vécue.
Le véritable objectif semble être :
confirmer que ce qui existait avant 2014 n’existe plus après 2014.
Regardons le questionnaire.
Questions fermées.
C’est revendiqué. Pourquoi ? On ne sait pas.
On précise qu’elles peuvent être commentées.
Traduction : oui/non, mais débrouillez-vous pour nuancer.
2/ On audite des sœurs ou ex-sœurs ayant vécu dans un système de délation généralisée,
puis on leur demande… de rapporter ce qui s’est passé.
Tout en expliquant que ce système, justement, c’était mal.
Cohérence maximale.
1/ Message aux équipes : « je ne vous fais pas confiance ».
Il existe pourtant des méthodes sérieuses pour recueillir les difficultés en post-immédiat.
Le passage du chef n’en fait plus partie depuis… longtemps.
par l’exercice.
La logique voudrait donc qu'un psychiatre ou psychologue formé soit disponible pour l'atterrissage.
À la place : le patron passe avant et après demander si « les équipes ont été gentilles ».
C’est problématique. Deux fois.
Cela mène à la méthodologie des entretiens.
La voici.
Question qui me vient immédiatement : quel process était prévu pour les victimes qui décompensent ou dissocient pendant l'entretien ?
Visiblement aucun.
Pour rappel, on parle de personnes psychiquement réactivées
Sur l'annuaire santé, qui recense les professionnels habilités à se dite psychologues ou psychothérapeutes, il n'est inscrit que comme médecin alors qu'il se dit psychothérapeute.
Un oubli sans doute.
J'ai passé qqs appels à des psychiatres spécialisés dans l'accueil des victimes.
Totalement inconnu au bataillon.
Pas de publi scientifique sur la question.
Le "médecin généraliste spécialisé dans les situations d'emprise psychologique" est donc le membre n°7, le Dr Emmanuel Gourmet.
Bon point, il est titulaire d'un DU en TCC, on échappe donc aux psychanalystes (amen de gloire).
M'enfin un DU...
C'est pas un diplôme de psychologue.
Mais du coup, qui s'est assuré que cette commission répond aux standards internationaux (oui oui ça existe et c'est mis en œuvre partout ailleurs qu'en France dans l'Eglise) de recueil de la parole des victimes dans des conditions optimales de sécurité ?
La réponse :
Une seule psychologue dans la commission et mieux: d'après son employeur le lycée Saint Louis de Gonzague, elle n'exerce pas comme psychologue là-bas mais comme responsable de la pastorale et de l'action sociale (ou elle fait les deux ce qui serait... Intéressant).
17.01.2026 20:21 — 👍 4 🔁 0 💬 1 📌 0
la problématique du travail sur les archives uniques.
Et quand on lit ces passages dans le rapport de la CIASEP-BSCM, on aurait vraiment aimé qu'ils justifient leur choix de ne pas aller jeter un œil chez les Dominicains ou au Diocèse de Paris.
Bref.
Pourquoi ce choix ? On ne le saura pas.
Mais un travail scientifique sérieux commence par une revue de littérature systématique : quelles sont TOUTES les sources disponibles.
Les officialités ?
Les diocèses ?
Philippe Portier, historien et membre de la CIASE, a documenté
Pourtant, trois paragraphes plus loin on nous dit le contraire.
"Les archives sont remarquablement classées et tenues".
Csq => "la commission a fait le choix délibéré de se limiter aux archives liées à la direction de la congrégation
et à l’activité de Mère Marie-Agnès".
D'abord, on nous explique qu'une partie des archives de la Congrégation a été détruite par les gouvernements précédents.
On peut légitimement penser que ces destructions concernaient des "sujets sensibles".
Le n°8, Odon Hurel, apporte enfin un peu de fraîcheur.
Voilà un vrai historien, directeur de recherche au CNRS.
Sauf que.
Chargé de la partie historique, il a choisi (enfin la commission à choisi collectivement) une méthodologie qui n'est pas scientifique.
...mais dans la partie canonique, le numéro du canon cité n'est pas le bon.
Ça ne fait pas très sérieux.
Il s'agit du c.1378, pas du c. 1389.
La numérotation utilisée indique que les deux canonistes ont travaillé avec un Code de droit canonique périmé depuis au moins 5 ans.