[10/10]
La question reste entière : pourquoi un projet aux risques reconnus revient-il sous procédure allégée, sans consultation élargie des acteurs concernés ? Transparence, cohérence, responsabilité. À vous de juger.
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La question reste entière : pourquoi un projet aux risques reconnus revient-il sous procédure allégée, sans consultation élargie des acteurs concernés ? Transparence, cohérence, responsabilité. À vous de juger.
[9/10]
Les maires concernés ont écrit. Des collectifs locaux se mobilisent. L’association @futur_asso soutient le dossier sur les plans juridique et médiatique. Le débat, lui, ne faiblit pas.
[8/10]
Les pollutions non plus. Limiter la concertation au seul périmètre creusois, alors que les impacts potentiels dépassent largement ce cadre, interroge sur la cohérence de la démarche.
[7/10]
On parle pourtant d’un lac qui bénéficie de millions d’euros d’investissements publics pour préserver sa qualité d’eau. Un lac partagé entre départements. Un bassin versant commun. L’eau, elle, ne connaît pas les frontières administratives.
[6/10]
Et ce n’est pas tout. Ni la Haute-Vienne, pourtant directement concernée par la qualité des eaux du lac, ni EDF, gestionnaire du barrage, n’auraient été officiellement consultés. L’exploitant l’aurait appris par la presse.
[5/10]
Autrement dit : un projet jugé à risques hier devient aujourd’hui administrativement recevable, sans examen renforcé. Même territoire. Même lac. Même bassin versant. Mais un niveau d’exigence revu à la baisse.
[4/10]
Un an plus tard, presque rien ne change dans le fond. Mais la forme, elle, évolue. Cette fois, la préfecture considère le dossier « complet et régulier » et choisit une simple procédure d’enregistrement.
[3/10]
Face à ces enjeux, le projet avait été orienté vers une procédure environnementale plus exigeante. Logique : quand les risques sont identifiés, on renforce les garde-fous. C’était la position officielle il y a à peine un an.
[2/10]
En 2025, la préfecture de la Creuse reconnaissait pourtant des risques clairs : pollution des captages alimentant le lac, atteintes aux zones humides du parc naturel régional de Millevaches, impact sur le tourisme, résidus d’antibiotiques dans la faune.
1 200 cochons sur 1 000 m² à Royère-de-Vassivière, au-dessus de l’un des plus grands lacs artificiels de France : le lac de Vassivière. Un site classé, touristique, fragile. Et pourtant, le dossier avance comme une simple formalité. [Fil à dérouler] 🧵
04.03.2026 13:02 — 👍 2 🔁 5 💬 1 📌 0
[10/10]
Résister suppose plus que l’indignation : soutenir des médias indépendants, défendre l’égalité des droits, former à l’esprit critique, refuser l’habituation à l’inacceptable.
Pour aller plus loin, notre article : mrmondialisation.org/fabrique-du-...
[9/10]
Ce mouvement dépasse nos frontières : Giorgia Meloni en Italie, Alternative für Deutschland en Allemagne, ou l’ère Donald Trump aux États-Unis. Même schéma : désigner des minorités, durcir l’État, banaliser.
[8/10]
En France, la stratégie de normalisation du Rassemblement national s’inscrit dans ce contexte. Discours lissé, respectabilité affichée, reprise de ses thèmes par d’autres partis : la frontière devient floue, la banalisation progresse.
[7/10]
Les réseaux sociaux accélèrent tout. Les algorithmes valorisent colère et indignation. Mèmes, vidéos courtes, canaux privés : l’extrême droite maîtrise les codes numériques et cible les 18-25 ans en quête de sens et de reconnaissance.
[6/10]
Ce basculement est amplifié par un écosystème médiatique où la « fenêtre d’Overton » se déplace. Des idées autrefois marginales deviennent discutables, puis banales. Au nom du pluralisme, la stigmatisation est parfois traitée comme une opinion.
www.youtube.com/shorts/CH_iQ...
[5/10]
Immigration, « grand remplacement », islamisation : des récits simplistes remplacent l’analyse. La loi de Brandolini le montre : démonter un mensonge coûte plus d’énergie que le produire. L’émotion circule plus vite que les faits.
[4/10]
En France, les 5 % les plus riches détiennent près d’un tiers du patrimoine. Pendant ce temps, précarité et déclassement progressent. La colère est légitime. Mais au lieu de viser les mécanismes économiques, on lui désigne des ennemis identitaires.
[3/10]
Depuis les années 1980, les politiques néolibérales ont fracturé la société : dérégulation, privatisations, recul des protections collectives. Les richesses se concentrent, les services publics disparaissent, et la jeunesse paie le prix fort.
[2/10]
Personne ne naît fasciste. On le devient quand des colères réelles sont orientées vers des boucs émissaires plutôt que vers les causes structurelles des crises. Peur, isolement, besoin d’appartenance : l’extrême droite recrute méthodiquement, surtout chez les plus jeunes.
Après notre enquête sur la mort de Quentin Deranque, une question demeure : quels mécanismes rendent possibles ces trajectoires néofascistes ? Un drame individuel ne surgit jamais dans le vide. Il s’inscrit dans un système social, médiatique et politique. [Fil à dérouler] 🧵
03.03.2026 17:09 — 👍 12 🔁 8 💬 1 📌 0
[10/10]
Réduire le travail des enfants à ce qui circule sur le marché, c’est invisibiliser des millions d’heures de labeur. 137,6 millions est déjà un scandale. Combien sont-ils vraiment ? À nous d’ouvrir les yeux.
[9/10]
Si l’on applique aux tâches domestiques les mêmes seuils horaires que pour le travail économique, le nombre d’enfants au travail est multiplié par trois. Et les filles deviennent alors majoritaires parmi les enfants concernés.
[8/10]
Ainsi, un enfant qui consacre 20 heures hebdomadaires aux tâches domestiques n’est pas comptabilisé. Pourtant, 20 heures, c’est déjà l’équivalent d’un emploi à temps partiel pour un adulte.
[7/10]
Les Nations unies considèrent comme « au travail » les enfants de 5 à 14 ans qui passent plus de 21 heures par semaine aux tâches ménagères. 21 heures. En dessous, ils disparaissent des radars.
[6/10]
Au Tchad, 41 % des filles de 5 à 14 ans participent à une activité économique. Mais 82 % effectuent des tâches ménagères. Elles y consacrent souvent plus du double du temps des garçons. L’inégalité est flagrante.
[5/10]
Dans 90 pays étudiés à partir de 208 enquêtes menées entre 2000 et 2023, la participation aux tâches ménagères concerne une proportion d’enfants bien plus élevée que le travail économique chez les 5-14 ans.
[4/10]
Mais ces données ont une limite majeure : elles ne prennent en compte que le travail économique, celui qui produit pour le marché. Tout un pan du travail des enfants reste dans l’ombre. Le travail domestique est largement exclu.
[3/10]
On souligne pourtant une baisse. Ils étaient 215 millions en 2008. La part d’enfants dans des travaux dangereux est passée de 7,3 % à 3,1 %. Les discours parlent de progrès. Les chiffres semblent rassurants.
[2/10]
Parmi eux, 79 millions ont entre 5 et 11 ans. Et 3,1 % exercent un travail dangereux, selon l’Institut national d'études démographiques. Derrière ces données, une réalité brutale : des millions d’enfants exposés trop tôt à la pénibilité.
En 2024, 137,6 millions d’enfants de 5 à 17 ans sont considérés comme « au travail » dans le monde. Cela représente 7,8 % des enfants de cette tranche d’âge. Un chiffre colossal. Un scandale mondial. Mais que disent vraiment ces statistiques ? [Fil à dérouler] 🧵
03.03.2026 15:29 — 👍 21 🔁 9 💬 1 📌 0