Nous sommes en 2008, pas le choix, si tu espères assister au concert des Dirty Pretty Things au Triptyque, la veste militaire et la coupe de cheveux sont réglementaires.
une vie plus cabossée que les films ou ses personnages, une légende minuscule qui n’aura cessée de s’imaginer autre.
Un petit livre par l’épaisseur mais qui raconte beaucoup, sur l’envers du décor, sur les idoles déçues et déchues.
Tout est dans le titre. Un acteur moins connu qu’on ne le pense ou que lui-même ne semble le croire, un homme moins heureux qu’on ne l’imagine, un mari plus cruel qu’il ne le laisse paraître,
Des explorateurs et des existences hors normes, et une empathie contagieuse. Vous l’aurez compris, j’ai adoré.
d’une famille recomposée internationale où se côtoieraient Edison, Martenot, Moog, tous animés par la même fièvre et la même obstination. Tout y passe : destins brisés, succès planétaires, inventions trop tôt venues au monde, rivalités féroces.
ce ne sont pas les passages les plus accueillants. Mais on s’accroche et survient la véritable révélation, une galerie de portraits absolument renversante qui défile sous nos yeux, la photographie
Génies pathétiques, caractères forts parfois oubliés. Certes, le livre explore des recoins très et peut-être trop (pour moi) techniques de l’histoire musicale. On y croise des machines aux noms aussi poétiques que déroutants et on plonge dans les entrailles de monstres de bois et de circuits,
Qui sont ces êtres étranges qui ont osé penser ainsi le son et l’électricité, le noir et le blanc, les ondes et le quotidien ? Ce livre se dévore comme un roman, c’est une aventure, un véritable tourbillon narratif avec pour héros une poignée de visionnaires géniaux et obstinés.
Filme le moment où la fierté d’appartenir à une famille devient poison, sans espoir de rédemption. C’est brutal, c’est triste, et c’est magistral. Et c’est son meilleur film.
Ses héros sont des dinosaures qui portent un code d’honneur comme une armure, alors que le monde moderne a déjà inventé l’arme qui va la percer. Nichols abandonne ici ses personnages sans les juger.
Johnny regarde ses hommes brûler un bar, et sur son visage on lit la mélancolie d’un roi qui sait que son royaume est déjà en train de pourrir. Depuis Shotgun Stories, Nichols filme la même chose : la fin des tribus.
Totalement.
Nouveau podcast de Loud avec @nicoprat.bsky.social et Émile Biraud.
Au programme Bill Ryder Jones, Julian Casablancas, etc.
Son existence même est un acte précieux. Et on y croise au passage trois incroyables gueules de cinéma.
c’est bancal, parfois trop appuyé, mais c’est aussi drôle, et d’une urgence vitale. Sous les dehors d’une farce, le film tisse une toile de fond douloureuse sur la représentation de la souffrance palestinienne.
qui se retrouve à incarner un martyr dans un film de propagande tourné avec de vraies armes, faute de budget pour les effets spéciaux. La première moitié est percutante, la seconde part un brin en sucette dans un délire méta qui ne tient pas totalement debout,
Le titre claque évidemment, mais il est moins ici un hommage qu’une promesse très partiellement tenue, ils n’en ont ni les talents ni les moyens, surtout avec une structure éclatée au sol. On suit Yahya, entre falafel et petits trafics,