[ASILE]
La liste euroépenne des pays d'origine sûre est applicable à compter du 12 juin 2026:
Bangladesh
Colombie
Égypte
Inde
Kosovo
Maroc
Tunisie
+ les pays candidats à l'adhésion à l'UE non affectés par un conflit armé ou dont le tx de protection de leurs ressortissants est inférieur à 20%
La perte d'originaux par l'Ofpra était un secret de polichinelle.
Extrait d'un entretien mené en avril 2025 :
La remise des originaux des passeports et documents d'identité à l'Ofpra n'est plus exigée.
Les pertes ou non restitution de documents par l'administration (même en cas de rejet de la demande d'asile) étaient régulièrement rapportées.
J'ai eu l'honneur de participer avec une centaine d'autres illustrateur.ices au recueil "100 dessins pour Gaza" initié par le formidable @siedessine.bsky.social avec les éditions Massot.
Les bénéfices permettront de soutenir les journalistes palestinien.ne.s
RAPU dans des pourvois asile au moins jusqu'en 2023.
Wellmania
Ce piratage est un rappel que le système français de fichage est un monstre bien réel. Depuis plusieurs décennies, le nombre de fichiers se multiplie, leur accès s'élargit et les informations qui y sont mises arbitrairement par la police.
www.laquadrature.net/2022/09/07/c...
La Cour n'a donc pas (encore) jugé ni de l'application du statut de réfugié à tous les Palestiniens de Cisjordanie (sur le modèle de ce qu'elle a fait pour Gaza)
Ni même de l'application de la ps.3 à tous.
Parce qu'elle n'a pas à se poser ces questions qd elle juge d'un bénéficiaire de l'Unrwa.
La Cour ne se prononce pas dans la décision sur les Palestiniens qui n'auraient pas été bénéficiaires de l'Unrwa.
Un des enjeux du dossier était donc (comme pour tous les Palestiniens du monde) de déterminer son rattaché ou non à l'Unrwa.
(...) spécifique en droit d'asile pour les Palestiniens sous protection Unrwa : quand la protection de l'Unrwa cesse pour quelque raison que ce soit, ils sont éligibles au statut de réfugié de plein droit.
Attention : la Cnda ne se prononce pas sur tous "les Palestiniens de Cisj" mais sur certains d'entre eux.
Elle juge que ceux qui étaient sous protection Unrwa ont droit au statut de réfugié
1) parce que que l'Unrwa ne peut plus ecxercer sa mission sur place
2 ) parce qu'il existe une regle (...)
Ah, nouvelle illustration :
- Et si on choisissait une image cumulant tous les stéréotypes de la femme sorcière pour illustrer une décision selon laquelle les femmes en RDC ne sont pas victimes de stéréotypes et de violences de genre ?
La Cnda : "Banco !"
Questions:
👉Are people still on the move, or has migration stopped entirely?
👉Where are the people seeking safety?
👉Is the decline in arrivals occurring across all migration routes?
👉Has the demand for irregular migration decreased?
👉Have smuggling operations been disrupted or halted?
Quant au risque d'accorder l'asile à d'éventuels criminels de guerre du Hamas, la question doit être évacuée car en droit d'asile, ceux qui sont en danger mais qui ont commis des crimes de guerre, sont considérés "indignes" d'être protégés et sont exclus tant du statut de réfugié que de la PS.
Donc le véritable intérêt de cette décision sur Gaza serait de faire évoluer la conception du texte applicable aux exilés de guerre et à infléchir la pratique, dans tous les conflits armés (Somalie, RDC, Soudan, etc), tendant à octroyer de la PS sans réellement examiner ce qui sous-tend le conflit.
C’est aussi cette même lecture des conflits que propose le HCR : le statut de réfugié à vocation à s’appliquer à la majorité des personnes en danger en raison des guerres car celles -ci ont le plus souvent une dimension politique, religieuse, etc.
On ne retrouve pas ce biais dans d'autres Etats de l’Union qui ont moins de réticences que nos instances françaises à reconnaitre les colorations ethniques, religieuse, etc, des conflits.
C’est très franco-français, mais pour les exilés de guerre l’Ofpra et la CNDA octroient essentiellement la PS aux personnes en danger en raison d’une guerre, sans se poser la question d’une éventuelle coloration politique, religieuse, ethnique, etc. du conflit ou des méthodes de guerre.
Finalement, l'enjeu majeur de cette décision se situe ailleurs que sur des considérations politiques sur la conception du conflit Israelo/Hamas.
Le réel enjeu se situe sur le texte qu’on applique à l'exilé issu d’une zone de guerre parce qu’à l’heure actuelle la pratique française est déroutante.
Par contre, les titres de séjour ne sont pas illimités, il faut les renouveler : pour le statut, il doit être renouvelé ts les 10 ans ; pour la PS, il est renouvelé la 1ere fois au bout de 4 ans puis à partir du 2nd renouvellement, ts les 10 ans.
C'est la différence majeure entre la PS et le statut
Dans les deux cas, la protection accordée est par nature illimitée : elle ne pend fin que si on estime que finalement, le danger est éteint.
On peut avoir des personnes qui sont en danger pendant des années. On peut avoir des personnes dont le danger s'éteint plus rapidement.
Au passage, la différence entre les deux types de protection est minime, cela ouvre aux mêmes droits en France. La seule différence majeure, mais qui est très rapidement gommée, c'est la durée du premier titre de séjour qu'on va délivrer à la personne protégée.
ATTENTION, c'est particulier mais en droit d'asile, la notion de "nationalité" en tant que motif des craintes ne se rapporte pas à l'idée classique de citoyenneté, c'est davantage une notion de groupe de population historique et culturel, peu importe alors que l'Etat palestinien soit reconnu ou non.
La Cour examine donc ce qui sous-tend le conflit et les méthodes de guerre.
Si c‘est la religion, les opinions politiques pro-Hamas qu’on impute à l’ensemble de la population, leur nationalité palestinienne, le statut de réfugié doit être choisi plutôt que la protection subsidiaire.
C’est cette question que la Cour tranche : est-ce qu’à Gaza, à l’heure actuelle, le danger auxquels les Palestiniens sont exposés peut être rattaché à un motif religieux, politique, de nationalité, etc : est-ce que le conflit ou le choix des cibles et des méthodes présentent une telle coloration ?
En l'espèce, le danger auquel la requérante est exposé était établi, l’Ofpra lui avait octroyé la PS.
Son recours devant la CNDA consistait à contester le choix de la protection, à soutenir que sa situation entrait dans le champ de la Conv° de Genève (statut de réfugié) et pas dans celui de la PS.
Choisir entre statut de réfugié et PS est une question que se posent quotidiennement l'OFPRA et la Cnda lorsqu'ils considèrent qu'une personne est effectivement en danger dans son pays.
Ce n’est pas propre à Gaza, c'est une question juridique inévitable : quel texte on applique à la situation ?
1/ Si le motif pour lequel la personne est en danger est politique, religieux, ethnique, de nationalité ou d'appartenance à un "certain gpe social", elle se verra octroyer le statut de réfugié.
2/ Si elle est en danger pour toute autre raison, c'est la protection subsidiaire (PS) qui sera octroyée
Dans les deux cas, les personnes sont en danger. Dans les deux cas, elles sont même potentiellement exposées au même type de danger.
Ce qui détermine le choix entre les 2 protections c'est simplement la réponse à “Pq ces personnes sont en danger ?”
C'est ce qu'on appelle le motif des craintes.