l'article n'aborde pas du tout la question des liens paroissiaux, ou de la "communauté paroissiale", de ce qu'il peut en rester pour réfléchir au voisinage en contexte révolutionnaire : est-ce si hors sujet ?
05.03.2026 10:14 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0@ccarolinemuller.bsky.social
Historian (Uni. Rennes 2) XIXe siècle, histoire du catholicisme - des femmes et du genre pratiques de l'histoire à l'ère numérique (Que faites-vous avec vos ordinateurs ?) cats, books and social sciences (photo : Jean-Pierre Rosenkranz )
l'article n'aborde pas du tout la question des liens paroissiaux, ou de la "communauté paroissiale", de ce qu'il peut en rester pour réfléchir au voisinage en contexte révolutionnaire : est-ce si hors sujet ?
05.03.2026 10:14 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0
@nicolas-soulas.bsky.social bonjour 😊merci pour ce super papier qui m'a aussi permis de découvrir un chapitre de @ulkrampl.bsky.social !
j'ai une petite question cependant :
que de très belles lectures, pour un très chouette cycle (Waquet, Chabin, lectures essentielles <3)
05.03.2026 09:16 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0
En ligne : Histoire d’historiennes. St Etienne : Presses universitaires de Saint-Étienne (PUSE), 2006. 408 p. (L’École du genre, 1)
www.persee.fr/issue/ecoge_...
(2) Cayouette-Remblière, J., Charmes, É. et Steinmetz, H. (2025). "À qui profite le voisinage ? Le voisinage au prisme des classes sociales" dans Sociologie shs.cairn.info/revue-sociol...
05.03.2026 09:03 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0(1) Laurent Cuvelier et Nicolas Soulas, 2025, "Le voisinage à l’épreuve de la révolution", Annales historiques de la Révolution française, shs.cairn.info/revue-annale....
05.03.2026 09:03 — 👍 2 🔁 1 💬 2 📌 0Préparant ces jours-ci un texte pour un séminaire portant sur l'histoire du "signalement", je lis ce matin deux textes très intéressants sur le voisinage :
05.03.2026 09:03 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
Rose-Marie Lagrave, Joan Scott, Bénédicte Savoy
Isabelle Clair
vous le savez bien, l'obésité n'est pas qu'une question de gens qui "mangent des hamburgers et des donuts", et c'est le message qu'invite à retenir l'image ; ce n'est respectueux ni pour les patients ni pour les chercheur-es...
04.03.2026 16:16 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0
votre illustration est vraiment très bof pour plusieurs raisons, pour un institut et une étude de ce sérieux...
il faudrait quelque chose de plus neutre et moins stigmatisant pour les gens !!
Il y a en France 1 fonctionnaire par 43 habitants. Un peuple chez lequel le fonctionnaire devient un telle pléthore est un peuple bien malade
voici pour toi, @mxli1.bsky.social , un bulletin paroissial de 1908 😱
04.03.2026 09:45 — 👍 4 🔁 0 💬 1 📌 0Hihihi
03.03.2026 16:21 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0
il reste que c'est un brillant livre dont les effets de dévoilement jouent à plein 😊
(et j'ai enfin fini)
on aurait voulu des pages plus charpentées sur la situation de l'enquête, le regard de l'enquêteuse et des enquêtés ; (comment ses descriptions de classe populaire sont informées par sa propre position ?)
03.03.2026 16:08 — 👍 4 🔁 0 💬 1 📌 0Enfin, peut-être le plus délicat et subjectif, par moments la sociologue ne “voit” pas - ou n'élucide pas - certaines connivences qu’elle a avec l’équipe médicale et ses effets sur l'enquête ; sur un sujet aussi sensible,
03.03.2026 16:08 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
Pourtant, il y a là un très beau laboratoire de compréhension de ce qu'est la performativité puisqu'il s'agit de récupérer les moyens de "refaire le genre" (le maquillage, etc)
La genre est ici un outil de description "à plat" sans véritable perspective relationnelle (ce qui se transforme, etc)
Sur le genre, je trouve que le livre parfois très descriptif dans sa façon de manier le concept, et ne considère pas que le genre peut être une ressource pour les personnes.
03.03.2026 16:06 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0Par exemple le chapitre sur le récit de soi post AVC bénéficierait d’un “dézoom” pour réfléchir plus largement à ce qu’est le récit de soi en général, comment ça fonctionne, son historicité (histoire culturelle, des médias etc) puis la singularité ou non des récits d’AVC
03.03.2026 16:03 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0D'abord la langue devient de temps à autre métallique et jargonnante : le lexique de la sociologie bourdieusienne doit être bien assimilé sinon la compréhension flotte... sur ce sujet d'ailleurs, à plusieurs reprises je me suis dit que l'analyse aurait bénéficié d'autres outils et leviers
03.03.2026 16:02 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
c'est donc un livre essentiel à mon avis sur les inégalités de santé, et d'autres choses - et les remarques qui suivent ne retirent rien à cela 😊
plusieurs aspects ont parfois rendu la lecture assez sportive :
s'ajoute à cela que même les pratiques corporelles font l'objet d'abstractions, de métaphores, de schématisation - ce qui est là aussi un rapport au corps socialement situé.
Cela produit une récupération plus difficile pour cx et celles que leur socialisation rend peu efficace dans ce dispositif
Le dispositif de rééducation est donc adapté aux catégories de population les plus à l'aise avec l'école, disposant déjà de capitaux scolaires et culturels. Il y a des scènes tragicomiques dans le livre : un patient issu d'un milieu très modeste doit compléter des phrases portant sur le ski (!!!)
03.03.2026 15:56 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
cette situation vient aussi d'un autre aspect, la 3e conclusion forte :
(3) La rééducation est fondamentalement pensée comme une forme scolaire, toute entière calquée sur l'école (vocabulaire, test, examens, évaluations, emploi du temps, univers où tout est présenté comme occasion d'apprendre, etc)
Par ailleurs, les patients des classes populaires sont moins à l'aise dans l'espace hospitalier avec lequel ils font moins "corps" (logique du "eux et nous") réactivent des valeurs moins compatibles avec l’univers hospitalier et l’horizon proposé de la rééducation (une forme de fatalisme)
03.03.2026 15:51 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0Ce n'est pas qu'un problème de préjugés ou de classe des médecins, c'est aussi parce que les patients eux-mêmes s'engagent dans ce qui compte pour eux, et c’est inégalitaire. Les femmes vont vouloir récupérer les moyens de s'occuper de leur enfant, les hommes de conduire, pour prendre 2 cas extrêmes
03.03.2026 15:50 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
*aux "compétences" et modes de vie antérieurs...à l'habitus.
C'est le caractère "conservateur" de la rééducation, on “récupère” ce qu’on avait déjà avant… donc ceux qui avaient "plus" avant font l’objet d’un investissement ++, à la fois sur le travail physique et cognitif
(2) un ajustement des “projets de rééducation” au genre et à la classe des patients :
*à la valeur sociale des patients (âge, état général - moralité perçue) (attendez avant de tomber à bras raccourcis sur les équipes médicales, M. Darmon est plus fine que ça, cf infra)
autre exemple, la "désinhibition" est-elle la conséquence de l'AVC ou de comportements de masculinité hégémonique qui existaient avant la maladie ?
or tous ces éléments, et d'autres, sont "codés" et aboutissement à des scores et des échelles évaluant la capacité à récupérer
par exemple, lors de l'évaluation de la parole et de l'élocution, l'équipe médicale ne sait pas toujours comment interpréter une élocution marquée par un fort accent, ou une personne qui ne finit par ses phrases - la "langue" populaire interprétée comme csq de l'avc
03.03.2026 15:45 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0
La façon dont les médecins “codent” les symptômes, ce qu’ils et elles trouvent pertinent de relever comme preuve de progrès ou recul. Quelques conclusions fortes :
(1) le "codage social du biologique" : l'interprétation même des signes de maladie est traversée de "lectures de classe"