Merci beaucoup ! Sur ce sujet, les travaux de Boris Attencourt sont très enrichissants ! Certains sont ici : shs.cairn.info/publications...
06.01.2026 08:35 — 👍 1 🔁 1 💬 0 📌 0@pnbaudot.bsky.social
• Maitre de conférences en science politique • Partis politiques ; clivages et enjeux ; immigration et diversité culturelle ; liberté académique • Sociologie des partis ; histoire sociale des idées ; analyse de discours • pn.baudot@outlook.com
Merci beaucoup ! Sur ce sujet, les travaux de Boris Attencourt sont très enrichissants ! Certains sont ici : shs.cairn.info/publications...
06.01.2026 08:35 — 👍 1 🔁 1 💬 0 📌 0Non, pas encore (mais bientôt, j’espère !). En revanche, si cela vous intéresse, j’ai écrit un autre texte en français - plus synthétique - sur ce sujet pour la CAALAP, disponible ici : caalap.fr/blog/science...
06.01.2026 08:34 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0📚 C’est à lire ici : sociologica.unibo.it/article/view...
02.01.2026 10:20 — 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0Cette lecture invite à penser la diffusion des critiques du champ académique en lien avec des dynamiques sectorielles, non coordonnées mais convergentes, propres à des champs dont la porosité est allée croissante.
02.01.2026 10:20 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Il importe donc de considérer les dynamiques politiques, intellectuelles, médiatiques ou économiques qui font de la lutte contre « l’islamo-gauchisme » une ressource disponible et attrayante pour des universitaires en quête de visibilité et de légitimité extra-académique.
02.01.2026 10:20 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Il ne s’agit pas d’écarter les dimensions purement idéologiques ou les convictions personnelles des acteurs concernés, mais de les situer en relation avec les positions sociales qu’ils occupent, celles auxquelles ils aspirent, et les opportunités et contraintes que ces positions impliquent.
02.01.2026 10:20 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Leur engagement public contre l’islamo-gauchisme doit être compris en lien avec leur positionnement académique, mais aussi avec le capital symbolique, social et intellectuel que leur offre cet espace interstitiel.
02.01.2026 10:20 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0L’analyse de profils révèle un petit groupe caractérisé par une forte exposition médiatique et une inscription dans un champ interstitiel situé à la croisée du monde académique, de la vie intellectuelle, des médias et de la politique.
02.01.2026 10:20 — 👍 3 🔁 0 💬 1 📌 0La liberté académique se trouve donc à la fois enrôlée dans une controverse de nature politique et instrumentalisée pour masquer une entreprise résolument politique.
02.01.2026 10:20 — 👍 3 🔁 1 💬 1 📌 0Il constitue en cela non pas une controverse, mais un argument additionnel dans une controverse plus vaste et partie prenante d’un discours de « guerre culturelle ».
Ce donc pas un débat non pas scientifique, mais politique.
L'article démontre d'abord que la polémique de « l’islamo-gauchisme » s’inscrit en réalité dans une controverse plus vaste, relative à la place des minorités dans la société, aux normes collectives et à la définition des principes de justice.
02.01.2026 10:20 — 👍 2 🔁 1 💬 1 📌 0L’article croise analyse de corpus et travail prosopographique pour étudier le profil et la position des universitaires s’engageant dans le débat public contre « l’islamo-gauchisme » à l’université.
02.01.2026 10:20 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Cette 1ère hypothèse conduit à une seconde :
(2) l'existence de ces canaux de reconnaissance non universitaires conduit à la réplique, dans le champ académique, de dynamiques propres à d'autres champs, notamment politiques, intellectuels et médiatiques.
Il repose sur deux hypothèses :
(1) Du fait de son écho médiatique et politique, « la lutte contre l'islamo-gauchisme » devient un argument intéressant pour des universitaires en quête visibilité, dans la mesure où il leur permet d'accéder à des canaux de reconnaissance non universitaires.
L’article propose de poursuivre le dialogue entre histoire sociale des idées politiques et sociologie des interventions, pour comprendre à quelle valeur peut momentanément prétendre un engagement public d’universitaire contre le champ académique ?
02.01.2026 10:16 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Cet article fait partie d’un dossier portant sur la liberté académique, coordonné par Gisèle Sapiro et Thibaud Boncourt – que je remercie vivement au passage !
sociologica.unibo.it/issue/view/1...
📣🚨 Nouvelle publication !
Comment et pourquoi, des universitaires décident-ils, à un moment donné, de s’engager publiquement contre « l’islamo-gauchisme » au sein de l’université ?
C’est la question à laquelle j’entreprends de répondre dans un nouvel article, pour la revue Sociologica.
C’est à lire ici : shs.cairn.info/revue-mots-l...
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0Or, ce rapport est susceptible d’évoluer dans le temps et dans l’espace et doit donc toujours être objectivé.
C’est la raison pour laquelle l’article plaide pour un dialogue entre analyse de discours et sociologie partisane.
Du point de vue de l’analyse, l’article souligne un impératif : il n’est possible d’analyser le discours partisan (quel qu’il soit) qu’en considérant préalablement le rapport collectivement entretenu par le parti à cette expression.
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Or, cette évolution permet de cerner des tendances fondamentales du PS : sa professionnalisation, sa présidentialisation, l’érosion de ses réseaux dans la société ou la neutralisation de ses espaces de délibération collective.
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Il s’agit donc moins d’un changement doctrinal soudain, qu’une évolution de la définition politique de l’expression collective du parti.
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0Dit autrement, lorsque le PS cesse en 1981 de prôner « la rupture avec le capitalisme », il ne se convertit pas au réformisme quelques mois après été révolutionnaire.
Plutôt, les années 1970 favorisent maximisation idéologique du discours, au contraire des décennies suivantes.
L’objectif de l’article est de penser cette évolution discursive en lien avec l’évolution du parti lui-même.
Ce qu’il démontre c’est qu’on ne peut pas comprendre cette évolution si on ne considère pas l’évolution du rôle politique conféré au discours par les socialistes.
L’analyse conflictuelle des rapports sociaux n’a pas disparu, mais ses contours sont devenus moins nets. De +, la revendication idéologique s’atténue.
Dans le même temps, le discours se technicise : les références à des secteurs précis d’action publique se multiplient.
Dans les 1970s, « l’exploitation » renvoie à « capitaliste », « aliénation » et « domination ».
Dans les 1980s, « l’exclusion » renvoie au « chômage », à « sociale », à la « précarité » ou à la « misère ».
D’une catégorie à l’autre, disparaît la référence au système économique
Cette pacification du discours s’accompagne d’une logique d’abstraction : les référents flous remplacent les références à la lutte, à l’exploitation ou au capitalisme.
On parle alors davantage de « valeurs », de « progrès social », « d’exclusion » ou de « pauvreté ».
Cette évolution traduit plus largement l’abandon de la référence à « l’exploitation », à mesure que les « travailleurs » exploités deviennent des « salariés » et que les anciens exploiteurs sont dotés d’un rôle social.
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0On trouve un exemple de cette pacification du discours dans la façon dont sont qualifiées les entreprises : entre les années 1970 et 1980, elles cessent d’être associées à l’idée de « lutte ».
À l’inverse, apparaissent les références néolibérales à la « compétitivité » ou aux « charges ».
À partir des années 1980, cette opposition se raréfie et avec elle les références au capitalisme, mais aussi à la « rupture », aux « travailleurs » ou aux « classes ».
23.12.2025 09:49 — 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0