L'occasion de ressortir ce truc
22.11.2024 15:43 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0@surcritical.bsky.social
Ingénieur en physique des coeurs de REP un peu trop porté sur les crises d'ébullition, papa gâteau, et barman pyromane occasionnel. pro-science, prompt à l'esprit critique sans être prompt-critique.
L'occasion de ressortir ce truc
22.11.2024 15:43 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Bref, prochaine section on parlera d'un truc plus intéressant, à savoir mon accident de prédilection, i.e. celui que j'ai le plus étudié (pas sans lien avec l'état de mon fémur dont je parlais y a 4 semaines d'ailleurs)
29.05.2024 17:35 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0et ce à partir des moyens encore à notre disposition. évidemment. Evidemment, après 2h sans alimentation, les réactions de fission ont été arrétées depuis longtemps et le coeur est passé en état d'arrêt, dans des conditions de température et pression plus raisonnables.
29.05.2024 17:33 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Souvenez-vous, on perd l'alimentation électrique, et cette fois on regarde ce qu'il se passe côté coeur si on perd l'alimentation électrique pendant plus de 2h. Bon ça va être court donc : la question porte principalement sur le maintien de l'évacuation de la puissance résiduelle du coeur
29.05.2024 17:32 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Chapitre 15, section 2.4A
ça faisait un bail hein ? On attaque la catégorie 4, celle où les trucs pètent vraiment (sans pour autant que ça rentre dans la situation des accidents graves). Et manque de chance on commence avec un truc pas intéressant : on reparle de PTAEE.
Bon, suite à une rupture guillotine doublement débattue de mon fémur gauche, je vais avoir un peu de temps pour moi ces prochaines semaines, l'occasion de reprendre mes posts sur les accidents de dimensionnement. À venir dans les prochains jours
01.05.2024 16:59 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0C'est pour le politiquement correct. Oh wait.
09.04.2024 08:14 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0C'est clair, on apprécie le sous-entendu qu'on est des connards mafieux prêts à tout pour gagner du fric au détriment de la sûreté
09.04.2024 07:35 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Chapitre 15, section 2.3T
Dernier accident de catégorie 3, et on reste sur la piscine, mais avec cette fois une rupture d'une tuyauterie reliée à celle-ci. Bref, une brèche qui va vider la piscine. L'objectif est alors surtout d'empêcher le découvrement du combustible et le limiter les rejets.
Rien de particulier ici. L'étude est réalisée en état F, c'est-à-dire réacteur à l'arrêt, avec l'entièreté du combustible du cœur déplacé dans la piscine, et le critère est toujours de ne pas laisser la température de la piscine dépasser 80°C
01.04.2024 17:17 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0Chapitre 15, section 2.3S
On reste dans les incidents de refroidissement du combustible en piscine. Cette fois, ce n'est pas la perte de l'alimentation électrique qui est l'origine du problème, mais le dysfonctionnement d'un train de refroidissement de ladite piscine
Comme d'habitude, on prend des marges sur le critère, d'où le fait de viser une température de 80°C plutôt que 100°C.
01.04.2024 17:13 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0Même si le combustible usé ne produit presque plus de puissance, il continue de chauffer, et il faut s'assurer que la piscine reste à une température acceptable (comprendre, éviter qu'elle entre en ébullition et s'évapore). Le critère à respecter est le maintien de la température sous les 80°C
01.04.2024 17:11 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Chapitre 15, section 2.3R
Le retour de la PTAEE (la perte des alimentations électriques). Mais cette fois, on ne s'intéresse pas à ce qu'il se passe au niveau du cœur (ça on en a déjà parlé) mais au niveau de la piscine de combustible, qui entrepose le combustible usé pour le faire refroidir.
Et elle ne fait que deux pages. Le sommaire, et un renvoi au chapitre 15, section 3, pour les conséquences radiologiques. Donc je n'ai rien à dire dessus non plus.
01.04.2024 17:06 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0Chapitre 15, section 2.3Q
On va un peu enchaîner la fin de la catégorie 3 qui n'offre plus grand-chose d'intéressant, pour pouvoir attaquer ensuite avec la catégorie 4. Cette section concerne la rupture d'une ligne véhiculant du fluide primaire à l'extérieur de l'enceinte
On le rappellera jamais assez, la sûreté nucléaire est une constante amélioration, mais bon les systèmes de protection ne sont pas le sujet pour l'instant. J'en parlerai peut-être une autre fois.
27.03.2024 21:20 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0Mais de plus, il n'est pas toujours aisé de détecter que le retrait d'une seule grappe a lieu (contrairement au retrait de groupe qui est vite détecté par les protections). Ceci étant, les EPR sont un peu mieux équipés que les premiers réacteurs du parc français à ce sujet.
27.03.2024 21:09 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Déjà, c'est assez évident, ça créé un déséquilibre azimutal de la puissance dans le cœur, et ça c'est jamais très bon pour le risque de crise d'ébullition ou de fusion du combustible (il vaut mieux qu'une augmentation de puissance se répartisse sur le cœur plutôt qu'elle se concentre à un endroit)
27.03.2024 21:08 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Et retirer une grappe en la désolidarisant de son groupe, c'est improbable, plus que de bouger le groupe entier. Mais pour le R1GP (comme on l'appelle pour le différencier du RIGP), c'est plus compliqué. Le retrait d'une seule grappe a d'autres impacts sur le cœur qu'un retrait de groupe entier
27.03.2024 21:05 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Qui plus est, le retrait de groupe en puissance est PCC-2, et celui d'une seule en PCC-3.
Il faut rappeler que l'augmentation de la catégorie ne signifie pas toujours que l'accident est pire, mais peut signifier qu'il est plus improbable.
Chapitre 15, section 2.3P
Enfin un truc intéressant, on va parler de retrait incontrôlée d'une grappe en puissance. Oui oui, vous avez bien lu. D'une seule grappe. Vous allez me dire, c'est quoi ce délire, on a déjà parlé de retrait de plusieurs grappes à la fois en section 2.2M et 2.3M
Et là c'est assez simple : en état B et C (arrêt, primaire fermé), une sécurité empêche tout mouvement de grappe.
En état D (arrêt à froid, circuit ouvert), la concentration en bore est maintenue suffisamment élevée pour empêcher tout retour en criticité, on en avait parlé au 15.2.2M
Chapitre 15, section 2.3M
On poursuite avec une autre section courte, puisque ça reparle de RIGZ. La différence cette fois est l'état initial de l'accident. Pour cette section on s'intéresse aux états d'arrêt B à D (qui sont différents passages du réacteur en puissance vers l'arrêt à froid déchargé.
Une page de sommaire et une page pour dire que cet accident n'a d'autre objet d'étude que les conséquences radiologiques, qui sont traitées au chapitre 15, section 3, et renvoyer dessus.
(C'est bien les sections comme ça c'est moins de travail de vulgarisation pour moi)
Chapitre 15, section 2.3K
On va passer très vite sur la défaillance des circuits de traitement des effluents liquide ou gazeux, d'abord parce que c'est pas mon domaine de compétence, et surtout parce que c'est tellement pas mon domaine de compétence que cette section tient en deux pages
Bon, vu qu'on est reparti pour un tour de consultation du public pour l'EPR Flamanville 3 (je vous laisse voir sur le site de l'ASN) il est temps de reprendre le chapitre 15
27.03.2024 20:39 — 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0Et j'ai toujours pas fini de vulgariser le chapitre 15 du RDS, faudrait que je m'y remette, tiens...
27.03.2024 16:46 — 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0Je crois que dans les pays nordiques ils sont plus proactifs dans leur communication et que ça aide à orienter et prendre les bonnes décisions. En France je suis peut-être blasé mais j'ai l'impression que c'est les discussions de comptoirs et autres diplômes Facebook qui braillent le plus
25.03.2024 10:50 — 👍 2 🔁 0 💬 1 📌 0Le souci que j'ai avec les solutions à moindre échelle, c'est leur manque d'efficacité : on doit consommer plus de matériaux pour produire moins et moins longtemps. J'aurais tendance à penser (naïvement peut-être) qu'il faudrait surtout que les ingénieurs et scientifiques aillent plus au public
25.03.2024 10:48 — 👍 1 🔁 0 💬 2 📌 0